Qu’il s’agisse de tâches à l’extérieur ou dans des locaux fermés, une exposition au froid est dangereuse. Prolongée, elle présente un impact direct sur la santé des travailleurs.

Travail au froid : quels risques sont à craindre ? 

On considère un environnement comme froid lorsque la température ambiante est inférieure à 5°C dans un espace à l’abri du vent.

La température du corps, elle, est en moyenne maintenue à 37°C et l’organisme  se met alors en marche pour augmenter la production de chaleur. 

Néanmoins, lorsque la perte de chaleur est plus importante que la production elle-même, la température du corps se met à baisser.  Ce dernier se retrouve exposé à plusieurs effets comme des engourdissements temporaires ou un rhume. 

Quels sont les effets graves à craindre lors d’une exposition prolongée ou non au froid ?

  • L’hypothermie, qui consiste en une chute brutale de la température corporelle en dessous de 35°C ainsi que l’apparition de frissons violents.
  • Les gelures : des lésions cutanées dont la gravité est variable selon le degré d’exposition. 
  • Des troubles vasomoteurs : sensation d’inertie ou d’insensibilité des doigts. 

D’autres troubles et douleurs peuvent venir s’ajouter à cette liste. Par exemple, les troubles musculosquelettiques (TMS) pouvant toucher gravement les bras et les jambes. 

Comment anticiper les risques liés au froid ?

Il s’agit tout d’abord d’identifier les principaux facteurs de risques auxquels sont exposés les travailleurs : 

  • La durée de l’exposition au froid
  • Le lieu de travail : Intérieur ou extérieur ? A l’abri du vent ? 
  • Le rythme et la difficulté d’exécution des tâches
  • L’utilisation d’un équipement de protection non adapté 
  • La présence ou non d’abris conservant la chaleur 

La prévention des risques liés au froid préconise avant tout d’éviter les expositions prolongées. Dans le cas où le temps de travail ne peut être aménagé, il s’agit de garantir la protection des travailleurs. Pour ce faire, le port d’une tenue adéquate et protégeant intégralement du froid est requis. 

Une attention toute particulière doit être portée aux Équipements de Protection Individuelle et plus particulièrement aux gants de protection des travailleurs exposés au froid. Pour ce faire, la norme européenne EN 511 spécifie les capacités de résistance thermique et d’isolation du gant. 

En quoi consiste le test de la norme EN511 ?

Les gants de travail au froid subissent donc trois tests afin d’être considérés conformes à cette norme : 

  • La résistance au froid convectif

L’isolation thermique d’un gant est déterminée en mesurant la puissance requise pour le maintien d’une température constante entre la surface d’un modèle de main préchauffée et l’atmosphère ambiante froide.

Mesure de l’énergie consommée pour maintenir une température moyenne dans chaque zone de la main comprise entre 30 et 35°C : niveau de performance compris entre 0 et 4.

  • La résistance au froid de contact

Le principe est de mettre une éprouvette d’épaisseur connue en deux plaques :

–   1 plaque chaude entre 31°C et 35°C

–   1 plaque froide température non spécifiée (eau froide du robinet)

Mesure de température sur la plaque chaude, sur l’échantillon et sur la plaque froide.

La norme d’essai 5085-1 définit une formule pour calculer la résistance thermique : niveau de performance compris entre 0 et 4.

  • L’imperméabilité du gant à l’eau

Principe : l’intégrité du gant complet est vérifiée en immergeant le gant dans l’eau jusqu’à la ligne du poignet pendant 5 minutes en ouvrant les poings de façon régulière.

Si pénétration d’eau = niveau 0, si imperméable = niveau 1.

A savoir que la norme EN 511 s’applique aux gants de protection contre le froid de convection et le froid de contact direct jusqu’à – 50°C. 

Au-delà, pour des applications spécifiques telles que la cryogénie, il n’existe pas de référentiel ni de méthode d’essai pour vérifier la résistance du produit. Pour les projections accidentelles de liquides cryogéniques, certains laboratoires ont défini des niveaux de protection minimum à atteindre.

Ces recommandations de laboratoires s’ajoutent à l’expérience de ROSTAING dans ce domaine ultra-spécifique acquise depuis de nombreuses années.

Quels équipements de protection pour travailler au froid ?

Afin de protéger efficacement les mains des travailleurs, ROSTAING a développé une gamme froid innovante et ultra-résistante adaptée à tous les travaux :

Modèle CANADA

  • Le modèle CANADA : recommandé pour des travaux de logistique et logistique alimentaire ou l’utilisation d’appareils de levage ou d’appareils à commande tactile, les CANADA offrent une protection et un confort garantis jusqu’à 0°C.
GANT-ROSTAING-INDUSTRIE-WINTERPRO

Modèle WINTERPRO

  • Le modèle WINTERPRO : garantit une protection jusqu’à -10°C, les gants WINTERPRO sont tout à fait recommandés pour la logistique alimentaire, le BTP ou encore les espaces verts. Ses niveaux de performances permettent aussi de manipuler des pièces abrasives et coupantes en milieu froid.

Modèle BLUE-ICE

  • Le modèle BLUE-ICE : garantit une protection au froid jusqu’à -30°C Ce gant ultra-technique convient pour la manipulation de produits froids mais aussi pour des travaux en enceintes frigorifiques ou chambres froides. 

Modèle CRIO

  • Le modèle CRIO : particulièrement recommandé dans le cadre de la manipulation cryogénique ou en chimie.

Conformément à notre mot d’ordre, la qualité au delà des normes, nos gammes répondent à toutes les exigences des normes européennes. 

Source : INRS